Maraudeur's Time


 
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 Le lutin qui longeait la forêt ... [ Libre ]

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Rabastan Lestrange
Petit Moldu, petit moldu, tu t'es perdu ?

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MessageSujet: Le lutin qui longeait la forêt ... [ Libre ]   Jeu 23 Avr - 23:26

Les jours passaient, défilaient comme le vent d'Automne, filant le temps aussi vite que la laine. Le soleil brillait de son socle nuageux, tandis que les étoiles retrouvaient leur pénombre habituelle, flottant dans leur atmosphère poudreuse, pleine de restes de comètes à la dérive. La lune repasse alors son enveloppe d'invisibilité et poursuit son cycle de rotation, bousculant au passage les planètes environnantes. Traversons la couche d'Ozone, les nombreuses couches aériennes, et déplaçons le curseur sur cette petite nation qu'est l'écosse. Vue du ciel, c'est une immense étendue de verdure où quelques points d'eau se dessinent, où le béton est quasi absent. En utilisant la loupe, on découvre, dans un coin du pays que l'on n'aurait soupçonné d'abriter un château dont les fondations trempent dans un Lac, lui-même bordant une forêt peu rassurante. Là dessus glisse l'air, doux et reposant, abandonnant sa violence d'Hiver où tant de fois, il giflait les joues meurtries par le froid des élèves. Ce jour-là, l'horizon était clair et demeurait dégagé, une délicate brise débutant les entre-las avec les envoûtantes odeurs qu'offraient les fleurs à pétales. Sur le bord du Lac, assise au beau milieu d'un massif de hautes herbes, Lily Evans se perdait dans de lointaines pensées. Ces derniers temps avaient été bouleversants. Tout d'abord, cette soudaine disparition du quart d'antipathie qu'elle entretenait envers Potter, puis, évidemment, l'absence de celui qui était son ami.


Durant la fin de l'année précédente, elle avait tenté de nier l'évidence, de se persuader elle-même que sa récente brouille avec Severus ne l'affectait en rien. Au bout d'un moment, elle avait la certitude d'y parvenir et passait à côté de lui sans même lui en vouloir, sans lui adresser le moindre regard. Alors, tout allait pour le mieux. Mais ceci ne dura qu'un temps. Dans le Poudlard Express, c'est-à-dire trois semaines plus tôt, elle avait surpris une drôle de conversation, dont échappaient des mots clés. Des mots peu rassurants, comme " magie noire ", " crâne " , " mort ", et autres inquiétantes syllabes. Elle n'avait pu s'empêcher de repérer la voix sifflante du vert et argent qu'elle fréquentait autrefois. Forcément, elle essayait de se dire que c'était de la paranoïa, qu'elle s'imaginait des choses, que c'était par pur dégoût ... Mais rien n'y faisait. La manière dont cette voix avait prononcé certaines lettres, certains accords de son ... C'était l'évidence même, pour la jeune fille. Honnêtement, elle n'était pas étonnée. Elle soupçonnait depuis de nombreuses années les Serpentard de comploter de drôles de choses, mais rien qu'y puisse mettre en danger qui que ce soit. Des embuscades contre les Gryffondor, de nouveaux systèmes de triches, enfin, vous voyez, rien de bien brillant. Lily doutait sérieusement qu'ils puissent faire quelque chose de bien dangereux, ils n'étaient pas si menaçants, ce n'était que des élèves à peine diplômés. Sans même y penser, elle haussa les épaules, signe d'un intérêt discutable concernant ses rêveries. Rêveries cauchemardesques, précisons-le. Cauchemar, rêve, rien de moins opposé. Les rêves, ces mélancoliques songes qui la transportaient le long de ces sommeils endormis, ceux qui lui offraient chaque nuit une échappatoire à la dure réalité, ceux qui accueillaient en leur bras imaginaires une jeune fille assoupie. Et parfois, dans les soirées assombries par des disputes animées, par des vérités gênantes ou par de simples regrets, les cauchemars gagnent. Ils arrivent à pas feutrés, nageant une brasse parfaite entre les tissus nerveux, pour simplement atteindre l'inconscient. Et là, la machine infernale commence. Sang, haine, solitude, cris, la moindre de vos peurs, face à vous, se matérialise. La hantise nourrie par un secret redoutable éclate au grand jour - jour fictif, présent dans le creux de votre esprit, rappelons-le - et vous voilà forcé de vous répandre en excuses plates et crédibles, dans un univers toujours aussi immatériel. Et ensuite, vous vous réveillez, le front embué de sueur, le cerveau cherchant à toute vitesse une nouvelle parade, au cas où votre précieux secret viendrait à être découvert.


Voilà une définition, bien qu'imparfaite, des nuits que passaient Lily Evans depuis quelques semaines. La cause de tous ces tracas ? Si elle en avait la moindre idée, pensez bien qu'elle aurait déjà entamé une recherche à la bibliothèque, dans la partie " apaiser les troubles psychotiques" . Malheureusement, elle ignorait tout des activités de ses neurones, la nuit tombée. Alors, elle endurait tant bien que mal ses nuits, aussi angoissantes soient-elles. Sans doute vous questionnez-vous sur la nature du fameux secret qu'elle serait censée cacher .... Hé bien, vainement, elle voulait camoufler sa sensibilité. Ne pas pleurer, ne pas souffrir, ne pas regretter, ne pas éprouver de remords. Etre insensible. Voilà ce qu'elle désirait, cette démarche difficile dans laquelle elle s'évertuait de faire évoluer sa personne. Cependant, un tel souhait n'était pas bien compréhensible, pour une jeune fille de la sorte. Enfance joyeuse, avec pour seule ombre Pétunia, scolarité tranquille, amour omniprésent ... Vraiment, cela concernait le domaine de l'inconcevable. La tristesse, ravageant ses yeux par de fines larmes, était-elle en train de prendre lentement le commandement de son corps, tout ceci à cause d'une simple ... Rupture de liens ? Certes, certes, la brusque coupure entre les deux opposés qu'étaient Lily et Severus avait de quoi attrister chacun d'eux, mais de là à ne plus s'en remettre cinq mois plus tard. C'est qu'elle n'était pas si résistante, la Gryffondor. Son caractère flamboyant parvenait convenablement à éclipser son extra-humanité. Oui, bon, ce n'était décidément pas le genre de fille à pleurer devant un film à l'eau de rose, mais lorsque des malheurs l'atteignait elle-même ou ceux qu'elle aimait ... C'était une tout autre histoire.

Il était donc deux heures de l'après-midi, les oiseaux gazouillaient et de légers ronflements s'échappaient encore de la forêt interdite. La rouquine considéra les lieux déserts qui l'entourait et fixa son regard en direction des arbres et des buissons touffus desquels émanaient de suaves odeurs printanières. Au dessus de ce surplus de nature, quelques volatiles entamaient des arabesques, sans doute enchantés par les vapeurs de mauves douces qui s'élevaient des bosquets. Les centaures ... Leurs rituels, leur manière de vivre et leurs croyances émerveillaient Lily. Et l'irrégularité d'apparition des saisons l'exaspérait tout bonnement. Elle aurait tout donné pour que l'Hiver reste l'Hiver, l'Eté reste l'Eté, et les deux autres demeurent les deux autres .. Mais ça, non ! Le matin, quand elle se réveillait et pensait aller faire un tour dans la forêt interdite - ouaip, même miss-je-sais-tout apprécie les balades risquées - il pleuvait, ou encore une tempête exerçait son emprise despotique sur les eaux du lac, pour qu'évidemment, il soit impossible de mettre le nez dehors, sous risque d'inondation du parka. Donc, donc donc, les centaures, ben elle ne les avait jamais rencontrés ! Bon, à ce qu'on disait, ils n'étaient pas de gentils chevaux comme ceux des manèges qu'elle fréquentait enfant ... Mais une âme de gentil canasson devait bien résider en eux, non ? Je vous rassure, ce n'était pas ainsi qu'elle voyait les choses. Disons qu'elle déplorait le fait d'être une parfaite inconnue pour des êtres avec lesquels elle cohabitait presque. Elle avait passé des heures dans ses bouquins, à chercher une formule ou une potion qui stabiliserait le temps, seulement voilà : inconnu à cette adresse ! Voilà donc des années qu'elle avait renié son envie de découverte extérieure.

Le nez en l'air, c'est peu à peu qu'elle revint à la réalité. L'air embaumé lui plaisait, et elle restait là, immobile, dans un calme à veiller les morts, calme qui pour autant la charmait plus que tout ce qui, à présent, se trouvait à sa portée.
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Remus J. Lupin
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MessageSujet: Re: Le lutin qui longeait la forêt ... [ Libre ]   Ven 24 Avr - 18:44

C'etait un matin comme les autres, où le jeune Remus Lupin, élève de sixième année a Gryffondor, membre du très adoré mais aussi detesté groupe des dits Maraudeurs se reveilla après une bonne nuit de sommeil .. Les yeux encore clos le jeune lycan pensait a sa journée a venir, laissant voguer ses diverses pensées ..

" Hum .. On est Samedi ... Je vais pouvoir me reposer toutes la journée .. Euuuh j'ai des devoirs ? ..... Ah oui mais je les ai faits ... Je pourrait aller a la bibliothèque lire un peu ... Ou bien trainer dehors pour profiter du beau temps .. Je verrais ce que font James, Sirius et Peter ... Bon aller Mumus .. il est temps de se lever .. Huum il est dur le lit .. c'est étrange .. Pourquoi il fait froid ? "

Il ouvrit les yeux, et le premier sentiment qui lui vint fut la surprise, suivit d'un début de panique. En effet en ouvrant les yeux, ce n'etait pas la belle et chaleureuse salle circulaire, aux murs couverts de tappisseries aux couleurs Rouges et Or de la maison Gryffondor que vit Remus. " Où sont les lits et les tapisseries ? " pensa le préfet, de plus en plus inquiet. Remus s'assit sur son lit .. efin ce qu'il pensait êre son lit car le jeune homme etait assis sur un sol de bois froid et dur .. Le jeune homme, plutôt paniqué regarda autour de lui, de nombreuses pensées et questions se bousculant dans la sa tête .. il laissa peu a peu ses yeux s'habituer peu a peu à l'obscurité persistante dans cette endroit inconu.

" Mais je suis où la ? Et Pourquoi j'y suis ? J'ai pas dormi là ? Comment ? Non c'est pas possible ?! Je ne suis pas somnanbule ! Et je n'ai pas pu quitter le dortoir en pleine nuit .. Mais quesque j'ai fait hier soir ?! Argh ...je ne me rapelle de rien .. un véritable trou noir. Bon. Réfléchis Lunard .. je n'ai pas bu donc je ne peut pas être bourré .. a moins que je ne m'en souvienne plus .. Mais où suis-je bon sang ?! "

Oui, de nombreuses questions s'entrechoquaient dans la tête de notre malchanceux préfèt. Et ne pas savoir, perdre le contrôle de la situation .. il detestait cela. Il detestait cela car celui ne lui arrivait que très rarement, mais a chaque fois lorsque il ne devais absolument pas le perdre ce contrôle qu'il possedait habituellement, comme par exemple devant la "petite préféte parfaite" ou encore la Reine des Glaces" j'ai nommé Janessandre Rabeba, la glaciale Serdaigle, en sixième année tout comme Remus, solitaire et détachée comme Remus .. et c'est ce qu'il l'enervait ! Quelque part les deux adolescents se ressemblaient .. Mais etaient aussi très différents l'un de l'autre. Une fois, durant un repas, où le sujet de convesation etait les couples du l'école. Ce jour la James et Sirius avaient raconter toutes leurs amourettes de cette années ce qui vait été plutôt long. Mais Remus se souvenait surtout que son cher ami, Sirius, avait amusé la galerie en disant a ses amis, les maraudeurs que Remus et Janessandre ferait un beau couple .. Remus l'avait frappé derierre la tête ce qui avait declenché le fou-rire général.

Enfin, ce n'etait pas a cela que le jeune lycan songeait a ce moment, il observait autour de lui, ses yeux cette fois habitués a la pénombre, le jeune homme semblait être dans une sorte de cabane, toute en bois. Les fenêtres etaient barricadées ce qui expliquait pouroi il faisait si sombre. La pièce etait quasiment vide, un petit lit sur lequel Remus n'avait apparament pas dormi, les autres meubles etaient peu nombreux, juste une chaise et une table de bois, qui etaient d'ailleurs retournées sur le sol comme si elle avaient été victime d'une bête sauvage. Remus se leva doucement, les muscles endoloris après une nuit sur le plancher dur de cette cabane inconue mais qui pourtant, semblait etrangement familière a notre jeune homme ..

Remus observa distraitemet les murs nus de la cabane .. Tient un miroir se trouvait sur l'un d'eux .. enfin un miroir ou ce qu'l en restait car il etait brisé et les morceaux etaient etalés sur le sol .. Remus s'approcha et en prit un .. Qu'il mit devant son visage. Avant de poussa un cri de surprise devant son reflet .. En effet bien que toujours beau, son visage couturé de cicactrices etaient aujourd'huis couvert de signes de fatigues .. comme si il n'avait pas dormi depuis des jours .. Soudain .. Il revit ce reflet en pensées .. il l'avait déja vu plusieurs fois autrefois le Remus fatigué des matinée après les pleines Lunes.

" Mais bien-sur la Pleine-Lune !!! Pourquoi je n'y ai pas songé plus tôt ?! "

La mémoire etait enfin revenue a notre Gryffondor, il se rappella la veille au soir, avant que le chaux et rassurant soleil se couche et ne fasse place a cette Lune ronde que le jeune homme craignait tant. Il observa la table renversée .. c'etait lui .. la bête sauvage qui chaque mois criait sa douleur enfermé dans cette cabane desormais connue sous le nom de cabane hurlante. Enfermé ainsi pour proteger les autres de sa fureur sauvage lorsque il etait transformé. Le jeune homme, enfin remis de es emotions, s'approcha du lit, sous lequel il sortit un coffre, dont il sortit sa baguette. Il enfermait sa baguette dans un coffre a chaque fois afin d'eviter que le Loup-Garou ne la détruise. Il sortit de la cabane en silence, puis prit le tunnel menant au saule cogneur et donc au parc de Poudlard. La panique et la surprise avaient laisser place a un nouveau setiment que Remus ne conaissait que trop bien .. la honte .

Une fois dehors, Remus eu bien du mal a se réhabituer a la lumière du soleil, le jeune homme observa le chateau, sombre et imposant .. mais tellemnt acceuillant, il n'avait pas envie d'y retourner, pas envie d'affronter les regards interrogateurs de ses camarades, les regards désolés de ses professeurs et les regards compréhensifs de ses meilleurs amis. Même eux il ne voulait pas les affronter .. Sans vraiment le savoir, ses pas le menèrent au lac .. ou il n'etait plus seul .. en effet Lily Evans, une jeune Gryffondor que Remus aimait bien malgré la barrière qu'il mettait entre lui et les autres, de peur de faire souffrir ces derniers .. mais aussi de peur d'être jugé . Il voulu tourner les talons mais la belle rousse semblait l'avoir vu ..
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Rabastan Lestrange
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MessageSujet: Re: Le lutin qui longeait la forêt ... [ Libre ]   Dim 26 Avr - 21:13

L'air devenait de plus en plus dense, de plus en plus froid. Peut-être était-il en train de retrouver la raison, de reprendre une inspiration qu'il relâcherait sur l'endroit désert. Désert, désert, aurait bien vite parlé qui l'eut dit. Espérant une solitude prompte à une remise en questions totale, ce fut cependant avec un sourire qu'elle accueillit la brèche qui fendit son début de pèlerinage intérieur. Cette fameuse brèche n'était autre qu'un grand Gryffondor du même âge, Remus Lupin. Des quatre maraudeurs, c'était celui avec lequel elle s'entendait le mieux. Réfléchi, calme et studieux, c'était souvent vers lui que les trois autres se tournaient lorsqu'ils hésitaient à faire une farce, cherchant son consentement, fruit d'une mure réflexion. Evidemment, il restait assez puéril et avait plus ou moins le même humour que James et Sirius. Il fallait dire que rester six ans en contact avec eux devait forcément laisser des séquelles, visibles à un certain degrés. A en juger par la position dans laquelle il était, il s'était apprêté à partir. Soit, mais maintenant qu'elle l'avait vue, plus d'issue. Jetant un dernier regard au ciel, elle se releva et adressa un signe de la tête à son condisciple. N'ayant nullement l'intention de rester muette, elle laissa travailler ses neurones et entrouvrit lla bouche pour permettre aux mots de sortir.

- " Hellooo ... D'où tu viens, comme ça ? "

Comme ça ? Comme ça quoi ? Comme ça, avec des vêtements bien trop froissés pour qu'ils soient simplement laissés en boule dans un coin. Comme ça, d'immenses cernes autour des yeux, le regard lourd et le teint pâle. Sans parler de la poussière, au dos de sa robe. Haussant les épaules, elle tenta de paraître indifférente à cette apparence douteuse et avança de quelques pas en direction du sorcier. Il semblait revenir du coin à serpent, qu'on appelait comme ça à cause des nombreux Serpentard qui s'échangeaient des objets suspects, se croyant à l'abri des regards. C'était aussi là que se trouvait le Saule Cogneur, arbre grincheux sensible au moindre mouvement dirigé vers lui. Autant dire que l'effleurer était pareil à signer son arrête de mort. Garçon honnête, Lily ne voyait pas ce qu'il était parti faire là-bas. Ah, aurais-je oublié de préciser la nature mêle-tout de la demoiselle ? Enfin, voilà mon tir rectifié. La question qu'elle lui avait posée flottait toujours dans son esprit. Elle cherchait, cherchait, et cherchait encore .. Quand un éclair de lucidité l'assomma. En troisième année, alors qu'elle rêvait accoudée sur la fenêtre de la salle commune, elle avait vue - et oui, encore eux ! - les maraudeurs réunis en train de traverser le parc. Curiosité manifeste, elle s'était penchée pour voir où ils allaient, à cette heure interdite. Le Saule Cogneur ... Ils étaient fous ! A sa grande surprise, la silhouette replète de Peter disparut et se métamorphosa en quelque chose de plus petit. De bien plus petit ... Une souris, ou un rat, quelque chose du genre. Lui, cet imbécile, un animagi ? C'était inconcevable ! Tant étonnée, elle s'était frotté les yeux de ses poings et, le temps de les rouvrir, il n'y avait plus personne. Plus personne, mais des hurlements venaient heurtés ses tympans. Ceux d'un loup. Et, bien que Merlin eut disposé des centaines d'espèces différentes dans la forêt interdite, elle était certaine qu'il n'y avait aucun loup, ils seraient morts depuis bien longtemps. Une interrogation l'encombrant toujours, ses yeux émeraudes se portèrent vers les étoiles ... Toutes rassemblées autour d'une lune ..


D'une lune pleine ! Les loups, la pleine lune ... Un loup-garou ? Remus, le gentil Remus ? Impossible ! Et pourtant ... Les lendemains matin de pleine lune, n'était-ce pas lui qui semblait fatigué ? N'était-ce pas lui qui avait l'air abattu ? A vrai dire, le même air que ce matin-là .. Hier, sa tête avait été bien trop occupée par un devoir de métamorphose pour penser à la croissance de l'astre lunaire. Etonnement, elle n'avait pas entendu les cris de la créature. Peut-être parvenait-il à se maitriser, peu à peu. Mais ceci aurait été un exploit bien trop grand, pour un simple adolescent. Etait-ce des plaintes audibles uniquement à l'oreille attentive ? Manifestement non, puisque tous les habitants de Pré-au-Lard se plaisaient à dire que la cabane - celle où le lycanthrope se transformait - était en vérité la demeure de fantômes aux âmes damnées. Cette rumeur avait d'ailleurs eut des échos dans tout le pays, puis en Angleterre, et finalement, avait été répertoriée dans les lieux sorciers les plus hantés. Voir l'inquiétude poindre dans les yeux des premières années quand leurs aînés leur racontait cette légende faisait toujours beaucoup rire Lily. Elle devait avouer y avoir cru, durant un ou deux mois, mais pas plus. Parce qu'en fait, en cherchant un peu, on pouvait démontrer que les derniers habitants de cette maison étaient morts en 1932, et que les hurlements qui s'en échappaient n'avaient commencés qu'en 1971, date d'arrivée au château de Remus Lupin. Ainsi, tout concordait. Les fantômes ne mettent pas tant de temps à revenir, Nick Quasi Sans Tête l'avait dit lui-même, sans le vouloir. Enfin, bref, elle savait tout.


Bien qu'elle sache, cette lycanthropie n'étonnait pas moins la jeune fille, pour ne pas dire l'effrayait. Elle n'avait jamais assisté à une transformation et, pour rien au monde, ne l'aurait souhaité. Imaginer le pauvre sorcier se voir pousser des griffes et devenir, peu à peu, une bête sauvage attristait sérieusement la Gryffondor. Mais, au fil du temps, elle s'était bien rendue compte qu'il n'aimait pas qu'on le plaigne, qu'il ne supportait pas le moindre signe de compassion. Aussi demeurait-elle de marbre, osant à peine affirmer son anxiété concernant son dos, qu'il devait avoir meurtri, à force de dormir sur un plancher dur et parsemé de débris.

- " Ah, ça, évidemment ...", ajouta-t-elle en accentuant légèrement le mot " ça ".


Puis, abandonnant tout faut semblant pour une fois, elle lui fit part de ses inquiétudes.

- " La cabane hurlante ... Ahem, ça s'est bien passé ? "

Elle se mordit la langue. Comme si cela avait pu bien se passer ! Oui, oui, évidemment, devenir un loup-garou une nuit durant devait être génial! Ce qu'elle pouvait être idiote, parfois !

- " Enfin, je veux dire, tu ne t'es pas fais mal ? Tu devrais monter dans la salle commune, tes amis t'apporteront sans doute à manger ... La Grande Salle est bondée, tu te ferais remarquer ", poursuivit-elle, en toute simplicité.


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